Royale la Place !!

Week-end  à Bruxelles, week-end culturel !

A 1h20 de Paris, on aurait tort de s'en priver. Direction la Place Royale, pour visiter le fameux musée Magritte ! Sur cette belle place, on rencontre le musée des beaux-arts, et Ho! Surprise, exposition des photographies de Stanley Kubrick. Groots ! Zal y !

Visite du musée Magritte ! Sachez tout d'abord que ce musée rencontre un très grand succès et que la file d'attente pour les billets d'entrée peut être à rallonge... Après une vingtaine de minutes d'attente, nous pénétrons enfin dans l'antre du surréalisme. Au rez de chaussez, descendez au -2, prenez un ascenseur: arrivée au +2. "Le Musée propose un parcours chronologique et thématique de l’œuvre de Magritte qui débute donc au dernier étage avec la période constructiviste de l'artiste. L'étage suivant est consacrée à ses "travaux imbéciles", autrement dit, ses travaux dans la publicité, qui est d'une importance capitale dans dans son appréhension de la notion d'image et de sa répétition. Et la dernière partie s'intitule "Le Domaine enchanté" est consacrée aux recherches de Magrittes sur la répétition ainsi qu'aux grandes images magrittiennes focalisées autour de l'Empire des lumières et du Domaine d'Arnheim."

Lumières tamisée, intérieur noir. Citations gravées sur les murs. Vidéo, références, textes originaux, lettres, sculptures, partitions, tableaux: Plus de 200 œuvres. Un très beaux musée, d'une grande qualité.

Nous y avons découverts une collection incroyable de tableaux de Magritte, malheureusement nous n'y avons pas trouvé les plus connus /populaires, mais peu importe; Magritte avant tout, nous avons admiré des peintures de très près et avons pu observer des détails à en couper le souffle. Une réflexion très poussée, et expliquée au travers de son histoire et de ses rencontres. Tout cela dans un cadre fascinant et intimiste.

Après cette belle exposition, nous continuons notre périple et retournons dans le dédale des souterrains du musée des Beaux-arts pour trouver l'exposition de Kubrick. Première découverte pour nous, Stanley Kubrick a commencé sa carrière en tant que photographe, c'est son père qui lui offre son 1er appareil photo. "La présente exposition a pour objectif de présenter les premiers pas créateur de Stanley Kubrick qui reste un des cinéaste phares du XXe siècle. En 1945, récemment sorti du Collège, il entre au service de la revue new-yorkaise Look où il travaillera durant 5 ans comme photographe. Ses reportages photographique, aujourd'hui largement conservés au New York City Museum, témoignent par leur construction en séquence d'une conception déjà cinématographique. A travers l'objectif se compose un portrait de l'Amérique qui sort de la guerre, thème centrale de l’œuvre de Kubrick. Cette idée de portrait de groupe est au cœur de notre présentation et a décidé d'une organisation des photographies dans leur qualité documentaire: scène criminelle, vie d'un crieur de chaussures, panorama des acteurs d'un campus universitaire Kubrick se révèle un photographe de premier plan. Au-delà de son regard porté sur la société et sur ses tensions sociales, mais aussi raciales, le travailles photographique de Kubrick témoigne aussi d'un souci de construction qui va au delà du reportage. Metteur en scène spontané, les témoignages à ce sujet sont nombreux à l'époque, Kubrick cherche à sublimer l'instant, par essence chaotique et incontrôlable, en lui donnant forme et structure. Avec Kubrick, les Musées royaux invitent à une découverte de la société américaine dans ce qu'elle a de consubstantielle avec la photographie."

Un dernier big up à la communication du Musée. Épurée, fine et efficace.

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Shiseido, “Un trait plus loin”

Shiseido: 140 ans de création graphique "domaine du maquillage" (on préfère préciser).

"Si l'histoire de la beauté se confond avec celle de l'humanité, les entreprises de cosmétiques sont forts peu nombreuses à traverser les siècles. Shiseido est un exemple de longévité. Cette Maison de beauté dont l'empreinte a marqué les codes culturels de son pays d'origine s'est forgée, au delà de ses frontières, une réputation d'exigence et de délicatesse qui inspire le respect."...

C'est ce qu'a essayé de représenter la marque Japonaise le 16 et 17 Juin au Palais Tokyo, par une brève expo pop-up. Ainsi, quelques espaces retraçaient brièvement l'histoire de Shiseido; quelques vitrines abritaient des supposés supports anciens, un cerisier en fleurs en plastique, un espace 70's, et un espace 'faites vous maquiller'.

Sans aucun doute cet événement était-il soigné, travaillé et réfléchit. Mais il est surtout certain qu'il était clairement publicitaire et 'markété'. On espérait y découvrir de belles campagnes artistiques/estampes japonaise sur de grandes affiches, une évolution de la marque, une osmose entre l'art culturel japonais et la cosmétique... Mais nous y avons trouvé de la promotion plutôt grossière et sans finesse. Pas de contenu, pas de réel intérêt artistique et historique.

Merci pour la grosse blague finale du maquillage ! Après 20 minutes d'attente pour se faire bichonner et donner une chance à Shiseido de remonter sa "note", notre cher maquilleur est parti sans crier gare, sans un regard pour nos (visiblement) pales présences.

Plus qu'un demi tour à faire, et tirer un trait bien loin !

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Le rêve, le début d’une réalité

"Hundertwasser met de la couleur à la Vieille Charité" du 27 avril au 9 septembre 2012 à Marseille ! 37 ans sans exposition de l'artiste Hundertwasser en Europe ! 37 ans ! Phénomène aussi fréquent que la venue de la comète Halley, nous recommandons à toutes et à tous de filer dans le sud pour découvrir cette très grande étoile ! Hundertwasser était un artiste, un peintre, un penseur et un architecte autrichien ou plutôt comme il le disait lui même,un médecin de l'architecture. Il invente son nom d'artiste : «Le royaume de la paix aux cents eaux», dû à sa passion pour l'eau et pour les couleurs. Ses innombrables voyages à travers le monde lui permettent de découvrir les tendances très diverses de l'art moderne et contemporain ce qui le rend inclassable dans un style artistique. Son travail est caractérisé par un amour énorme pour la peinture, et même s'il débute comme peintre, on décèle dès le départ, dans ses tableaux son attrait pour l'architecture et l'écologie; 3 pôles primordiales et vitales pour l'artiste.

Son œuvre picturale est caractérisée par le foisonnement organique des formes et repose sur la brillance des couleurs. En 1953, il peint sa première spirale. Pour lui, la ligne droite n'existe pas dans la nature et est le fruit de l'éducation. "La spirale signifie à la fois la mort et la vie. En partant du centre de la toile, on va de la naissance à la mort qui se trouve aux extrémités du tableau et inversement." "La ligne droite est un danger créé par l'homme car elle est étrangère à la nature de l'homme, de la vie, de toute création …" affirme-t-il.

Hundertwasser choisit de représenter le monde tel qu'il devrait être, où les humains vivent en harmonie avec la nature. Ses couleurs inspirées de ses promenades dans la campagne et de ses voyages, vives et gaies, sont le symbole de la liberté et du bonheur de vivre. Grace à ses voyages, il va s’intéresser  et s’impliquer beaucoup à l’écologie, et  à une idée d'une architecture plus humaine en harmonie avec la nature . Pour Hundertwasser, l'écologie est clairement le mot d'ordre de l'avenir. C'est la raison pour laquelle il est indispensable de réconcilier la nature à l'homme; son travail est en quelque sorte une application directe de ses toiles dans la réalité, on retrouve dans ses constructions les plus importants de ses principes: dominance de la nature, l'importance de la couleur, le refus de la conformité, de l'uniformité.

Mais Hundertwasser conçoit paradoxalement l'habitation comme une ouverture sur l'extérieur; d'où l'importance des fenêtres et des couleurs sur la façade. La spirale s'ouvre donc également sur l'extérieur. La façade doit également être voyante et renvoyer l'image de celui qui l'occupe.  Son message est profondement écologiste et s'exprime dans toutes ses réalisations. Il crée des immeubles avec des arbres aux fenêtres,des toits recouverts de verdure et de végétaux, des sols à niveaux inégaux et encourage les ouvriers à être creatifs. Il dénonce la "sinistre" architecture classique et se déclare ennemi de la ligne droite qu'il refuse toujours d'employer. "Nous vivons aujourd'hui dans le chaos des lignes droites, dans la jungle des lignes droites. Que celui qui ne veut pas le croire se donne la peine de compter les lignes droites qui l'entourent et il comprendra car il n'arrivera jamais au bout. (...) Cette jungle de lignes droites, qui nous enferment comme dans une prison, nous devons la supprimer."

L'artiste propose deux types de solutions pour parvenir à plus d'humanité dans les constructions : laisser la nature reprendre ses droits (moisissure, rouille, fissures…) afin de briser la géométrie stérile qui règne actuellement, et de laisser l'homme lui aussi reprendre ses droits de création sur le milieu dans lequel il vit. Les idées d'Hundertwasser sont purement logiques et naturelles, à tel point que l'on en vient à se demander pourquoi elles sont si peu mises en application.

Toujours selon Hundertwasser, la nature dispose d'une palette infinie, et les habitations doivent être à l'image de la nature, aussi colorée. Il est inconcevable de penser en gros et d'utiliser la même couleur sur une surface immense, particulièrement lorsqu'un individu unique la choisit pour les autres. « Il faut briser la notion selon laquelle ce qui est lisse est monochrome ». Il n'y a qu'une solution, que chacun conçoive son environnement proche dans une perspective individualiste.

Il construit peu à peu un concept d'habitation écologique en harmonie avec ses locataires. Il tendra à développer des maisons recréant un écosystème avec leurs habitants. Des toits en gazon sur lesquelles on peut marcher et faire paître des bêtes, un système de purification de l'eau par les plantes aquatiques, une toilette à l'humus qui nourrit le gazon du toit et les "arbres-locataires" (qui poussent aux fenêtres et purifient l'air, absorbent la poussière...)

Les habitations se fondent complètement au paysage, elles fournissent nourriture, eau, air, abri, elles recyclent, régénèrent et s'intègrent parfaitement à l'environnement naturel en ne lui causant que peu de dommages. Il aime l'asymétrie et tout ce qui vient rompre l'ordre et la monotonie de la géométrie pure. "Certains disent que les maisons sont faites de murs. Je dis qu'elles sont faites de fenêtres". "Si quelqu'un rêve seul, ce n'est qu'un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité !"

Agé de soixante-et-onze ans, Hundertwasser rentrait de Nouvelle-Zélande sur le paquebot Queen Elizabeth 2 lorsqu'il a succombé à une crise cardiaque.

EXPOSITION HUNDERTWASSER Á MARSEILLE: Centre de la Vieille Charité  2 rue de la Charité, 2e De 10h à 18h du mardi au dimanche. Nocturne les vendredis jusqu'à 22h Fermé les lundis et jours fériés  

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Madeleine

Ibook, Ipad, Iphone, Ibook, Im lost... Votre bibliothèque se regarde en pixel, se soupèse en Mo, a une intensité lumineuse relative. Ne se froisse pas, ne se jette pas contre un mur, ne cale pas une table de chevet, ne prend pas la poussière, ne jaunit pas, n'occupe pas la totalité de l'un de vos murs... Vos visites dans une bibliothèque remontent à vos cours de lecture obligatoire de CM2... // Nostalgie // Redécouvrir le plaisir simple d'une odeur, d'une époque, d'un état... C'est ce que permet cette nouvelle bougie parfumée à la bibliothèque ! Nous voilà bien loin de la rose des prés, du patchouli ou de la mure sauvage., mais quel bonheur de retrouver des souvenir d'antan  ! Elle vous redonnera peut-être l'envie de vous replonger dans un bon bouquin qui sent la vraie moisissure poussiéreuse ! En vente sur Byredo
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Very Verni – So Ecolochic

On aime les vernis ! On les aimes à la folie ! Qu'ils soient sélectifs, mat, brillant, ou fluos, on les chéris ! Quand ils sont pour les ongles... On s'en barbouille !! Aujourd'hui, ils deviennent écolo: une raison de plus de les arborer 'arc en ciel' !

Des vernis aux formules naturelles, aux couleurs tendance et à la tenue irréprochable ? Quand on est fan de vernis, il n'est pas toujours facile de ne pas en abuser, même si la toxicité de certaines formules a souvent été mise en cause... "Formal déhyde", "toluène", "dibutyl phtalate"... beurk''

Bonne nouvelle, avec les vernis Kure Bazaar, adieu les craintes de fragiliser ses ongles ou de s'intoxiquer en se les rongeant : leur formule est à 85 % d'origine naturelle: coton, maïs, pulpe de bois... Gros challenge que celui de proposer une formule safe, mais qui assure une tenue zéro défaut et un fini ultra-brillant...

Cette petite marque est née de l’association d’un ex-top model, Kartika Luyet, et de Christian David, fondateur des parfums bio Honoré des Prés. Après avoir longuement observé le marché US, où la guerre anti-chimie fait rage, ils ont décidé de pousser encore plus loin le curseur du vernis allégé en chimie. « Mais pour cela, il fallait une formule qui tienne vraiment la route, précise Christian David. Il a fallu des années pour mettre au point ce vernis naturel à 85 %, qui utilise pour la première fois des solvants et agents plastifiants d’origine végétale, à base de pulpe de bois, de coton, de pomme de terre et de maïs. ». Cette laque à la texture dense et élastique galbe parfaitement ongles, façon résine végétale.

Pari réussi avec cette collection de plus de 20 teintes très tendances, dont une série de vernis 'blue jean' very addictive: Stone Wash, Hipster, Rock Star...

Difficile de ne pas trouver son bonheur parmi les très belles couleurs de la gamme, avec un petit coup de cœur pour les pastels, stars des belles saisons.

Kure Bazaar n'est pas la première marque à se distinguer par cette volonté de nous embiolir les ongles, car l’enjeu est de taille : à l’heure où les laques se vendent comme des petits pains, celui qui saura résoudre l’équation d’une formule aussi naturelle que performante se taillera la part du lion !  Aux USA, les vernis « water-based » sont très populaires. À l’image de la peinture acrylique s’opposant à la peinture glycéro, leurs formules remplacent les solvants chimiques par de l’eau, ce qui les rend totalement inoffensifs et écologiques... En attendant, la plupart des marques vertes jouent profil bas, arguant qu’ongles carrossés et naturalité sont incompatibles.

On vous note tout de même les marques à suivre de près: Léa Nature et ses vernis So’Bio, Couleur Caramel, Benecos, Santé Naturkosmetik, Acquarella vendue sur bazarbio.com, Scotch Naturals  sur www.scotchnaturals.com.

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